Le 24 avril, aucune voix ne doit manquer.
Absent le jour du vote ? Faites procuration !

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« Ne baissez pas les bras, baissez les couteaux et dialoguez. »

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Je m’appelle Nathalie, j’ai trois enfants.

Nous vivons ensemble depuis une vingtaine d’années dans le quartier de la Place des Fêtes, à Paris. Ce quartier c’est notre maison, on en connaît chaque rue, chaque commerce, les écoles, la pharmacie qui fait l’angle. Je ne pouvais pas imaginer que ce même quartier deviendrait un jour celui où mon fils Henri serait tué.

Le 23 octobre 2018, Henri est sorti retrouver ses amis. Il n’est jamais revenu. À 23h, j’ai entendu frapper à la porte. Très fort. C’était son frère et ses amis. Henri a été mortellement blessé dans une rixe. Il a été victime de ces affrontements entre bandes rivales, entre jeunes qui sont encore des enfants mais qui s’attaquent avec des couteaux. 

Comme toutes les mamans, j’ai agi tout au long de la vie d’Henri pour le protéger. La veille de sa mort, je ne connaissais pas les rixes.

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Ce soir-là, je me suis fait une promesse : celle qu’Henri soit le dernier à perdre la vie dans de telles conditions. Celle que nos enfants ne remplacent plus leurs stylos par des couteaux.

Je suis infirmière de nuit à l’hôpital Sainte-Anne, je me bats pour sauver des vies. Je me bats désormais tous les jours pour sauver des enfants, des mères et des familles de la violence. Une après une, j’ai frappé aux portes. Je suis allée voir toutes les mères qui ont perdu leur enfant dans ces affrontements. J’ai vu des mères seules, des familles meurtries et des pères absents. Je les ai écoutées et entendues, lorsqu’après les marches blanches et les hommages, elles se retrouvaient seules face à leur douleur. Je leur ai dit qu’il était temps de nous rassembler et d’agir.

On a appris à nous fédérer en association et à organiser des actions à notre échelle. Avec l’aide d’initiatives comme Actions Quartiers*, petit à petit, nous étions de plus en plus. Se connaître entre mères est déjà une première étape pour que nos jeunes ne se battent plus entre eux. Des drames arrivent toujours, mais nous arrivons à en prévenir certains. En étant sur le terrain, nous avons repris espoir. Nous nous sommes donné les moyens d’y croire. Nous avons refusé la fatalité. Nous parlons avec les jeunes. Nous les aidons à avancer et à faire les bons choix.

Aujourd’hui, le regard a changé. Il reste du travail, mais j’y crois. Le portrait d’Henri, partout sur les murs de la place des Fêtes, m’accompagne. Quand je pars le soir, quand je rentre le matin, Henri me donne la force d’avancer. Il me donne l’espoir que demain les enfants choisissent les stylos plutôt que les couteaux, que demain les jeunes se sentent suffisamment écoutés et entourés pour ne plus vouloir se battre. Que demain la colère laisse place à la solidarité.

Je m’appelle Nathalie, j’habite dans le 19e arrondissement de Paris et j’ai fondé la Fédération des mères combattantes.

L’histoire de Nathalie vous interpelle ? Avec vous, son combat peut avancer. Pour s’engager à ses côtés, rejoignez l’association des Mères Combattantes.

Comme Nathalie, vous avez été nombreux à nous parler du besoin de sécurité dans les quartiers lors de l’opération d’écoute de la Majorité présidentielle. On vous en dit plus ici.

Faites entendre votre voix, partagez-nous votre histoire !

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Ces témoignages ne sont ni ceux de politiques, ni de militants. Ce sont ceux de Français. Le bulletin qu’ils mettront dans l’urne au mois d’avril ne nous regarde pas. Certains soutiennent probablement le Président, d’autres pas, nous ne les avons pas choisis pour cela. Ce qui nous interpelle chez eux c’est ce qu’ils font dans leur vie de tous les jours et ce qu’ils ont à en dire. Leurs voix dépassent leurs votes.

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